vendredi 12 septembre 2008

Un an… bilan des courses…

Un an… bilan des courses… presque que du bonheur

C’est les filles qui ont la médaille d’or, sans conteste :
-un Papa presque toujours là et qui en prime fait des petits plats,
-une Maman plus jamais en déplacement,
-la plage a deux pas et plus à 900 km,
-l’école et la garderie super relax, de véritables PlaySchools
-la garderie de Lilou a même sa petite plage privée, si, si…
-Kim va a l’école comme une grande, faut dire qu’elle doit bien être a 175 mètres de la masion et sur le même trottoir svp
-Et puis, nos demoiselles ont de sacrés loisirs…
Kim fait sa Musical Star (chant, danse, théâtre), des olympiades sportives (sa disciple de prédilection : lancé de bottes en caoutchouc, elle est médaille d’or) et mathématiques (médaille de bronze), elle apprend à nager, elle lit des Fairy books, écrit des histoires commençant toujours par il était une fois, parle anglais avec l’accent Kiwi, etc.
Lilou, mais vous le savez peut-être déjà, fait du poney (sur un splendide destrier blanc prénommé Louis), elle charme tout le monde, elle apprend moult mots et chansons en Maori avec l’accent et la chorégraphie qui va bien (genre vahiné), elle parle elle aussi anglais avec l’accent Kiwi… C’est même devenu la langue du jeu et des DVD qu’elles regardent toujours aussi assidûment (Barbie Island Princess ; ça vous cause…)

-et je vous passe le ramassage de Paua shells (ormeaux) un classique des week-ends, les soirées pyjamas avec les copines, la joie d’avoir SA chambre et SON bazar, la chatte de la famille (j’ai nommé Filoutte), le jardin où elles cueillent les pommes, les mandarines locales et autres tomates et puis surtout ne pas oublier les trésors inestimables du 2 dollars shop qui valent bien le voyage au bout du monde…
-Quelques points noirs dans la vie des filles quand même
1. La lunch box, comprenez la gamelle du midi. On ne mesure pas à quel point les cantines en France sont précieuses. Les enfants néo-zélandais mangent des repas froid (très souvent des sandwichs avec un paquet de chips) toute l’année entre l’age de 3 ans et 12 ans !!! Il n’y a pas de cantine dans le primaire, tout au plus un four à micro-ondes dans un coin de la crèche.
2. Le manque de confort de ces baraques en bois que les Kiwis appellent Home : quand on pense que les maisons ne sont pour la plupart ni chauffées ni isolées, que l’on voit les kiwis pieds nus dans les supermarchés (toute l’année évidemment) et des enfants qui sont en tongs sous la pluie (et c’est pas de la pluie tropicale), je me demande s’ils ne se prennent pas un peu pour des Australiens.
3. La santé publique… toute fièvre, douleur, rhume, toux etc. c’est Panadol (une variante du doliprane) au mieux et le plus souvent rien… faut attendre que ça passe. Nos petites princesses ne sont pas habituées à ce traitement de choc pour super-kids du pacifique Sud

Médaille d’argent Valérie :
-Qui va au travail le plus souvent à pied en passant par le mont Victoria, le meilleur point de vue sur la baie de Wellington. C’est du sport gratuit, relaxant, mais souvent humide…
-Qui peut changer de boulot comme de chemise, sans que l’âge, la situation familiale, la nationalité ou le genre ne soit jamais un problème… là c’est dans les « Telco », champion toute catégorie des technologies high-tech et des acronymes à 3 lettres.
-Qui peut demander du « flexitime », du travail « from home » et de manière générale à faire respecter la priorité absolue des Kiwis « la vie personnelle ».
-Qui peut jouer à la Française et usurper sa réputation de femme sophistiquée, apprêtée, cultivée… ça change de l’étiquette de « bobonne » ou de « Raymonde » que collent certains de nos coq made in France…
-Qui peut profiter de tout ce que Wellington peut offrir sans avoir a sur-organiser : pas de bouchons, 10 min pour être sur le front de mer, 45 min pour être en pleine forêt native, musée gratuits, restaurants de tous pays, beauté saisissante des paysages sous des lumières irréalistes et puis la mer, l’océan toujours et partout.
-Bon OK tout n’est pas parfait même dans le monde du travail : pêle-mêle… il n’y pas de cantine ni de véritable pause déjeuner, les choix de shopping sont très limités et ne laisse pas de place à l’originalité, quasiment pas de rigolade au bureau (faut dire que l’humour dans une autre culture et une autre langue c’est pas simple), pas d’envie de refaire le monde ou de partager des idées intellectuelles, métaphysiques ou politiques, ici c’est le monde du concret, du pragmatique, du quotidien, du physique… tout dans l’action rien dans l’abstraction !!!

Benoît médaille en chocolat,
-Oui il a pu rencontrer le business ciné assez facilement, même travailler avec Peter Jackson. Le problème c’est le manque de projets; pas assez de taff pour tous et pas d’assedic pour attendre des jours meilleurs.
« Le milieu est si petit que joindre les deux bouts n’est pas chose facile. »
Ah ! les joies de l’intermittence.
-Du côté des cuisines, c’est comme en France, très très mal payé $13 brut de l’heure contre $40 pour un travail de perche…
-Mais quand même, des rencontres nombreuses, diverses et toujours enrichissantes. les voisins kiwis qui savent nous recevoir, les copains de tournage qui vienne vers midi (comme par hasard), les Français du bout du monde (globalement plus ouverts) avec qui on critique le pays of course, Jean l’ami Québécois qui nous offre du vrai sirop d’érable, Claus le Brésilien qui nous fait danser la salsa, Celine qui sort Valé dans les bars de djeuns, et puis Emilie, Ben, Greg, Lydie, Pippa, Davy, Leanne, Susan, Jamie, Erin, Ken, Robyn, Michael, Philip, Cindy, Chris, Guy, Rachel, Wayne, Penny, Lee, Julie, etc. Ce pays devrait être formidable avec un peu plus de moyen.

- Y a pas , il faut jouer au loto, on a plus de chance avec 4 millions de joueurs qu’avec 60 !! (dixit Benoît qui croit encore aux dons du ciel)…

mardi 2 septembre 2008

Sports d'hiver

Lors des dernières vacances scolaires, les filles ont passé quelques jours à la montagne. Valérie ne pouvant prendre de congès, puisque nouvellement installée chez Alcatel-Lucent.
C’est donc avec les deux mouflettes que je suis parti vers le centre de l’île du Nord sur les pentes du Mont Ruapehu. Ce n’est rien d’autre qu’une montagne proche du Mt Doom du Seigneur des anneaux, là ou Frodon doit jeter l’anneau pour le détruire.
Pour de vrai c’est un volcan actif dont la dernière éruption remonte à moins d’un an.
Nous entamons notre aventure vers le Nord en roulant le long de la côte Est du pays : La Kapiti coast. Nous nous arrêtons dormir à Wanganui dans un motel confortable, mais les filles préfèrent dormir dans leur sac de couchage, « ça fait plus vacances ».Le lendemain matin, nous faisons un peu de tourisme dans la ville, mais nous reprenons la route car si le temps le permet nous irons dès aujourd’hui toucher la neige, ce sera une première pour Lilou.

En chemin,nous avons la confirmation que nous sommes dans la bonne direction. Nous avons rendez-vous demain avec Ben, Émilie, Tom et Manon (une copine de classe franco-kiwi) à Ohakune, petite ville au pied du volcan.
Nous avons loué ensemble une maison pour 4 jours. Il faut à peu près 20 mn pour monter à la station en voiture. En Nouvelle-Zélande, il n’y a quasiment pas d’hébergement au niveau des pistes, mais pour vos prochaines vacances consultez le dvd réalisé par Hugo Bachelet : http://www.newzealandsnowguide.com/
Arrivée à Ohakune, nous trouvons avec un peu de difficulté car tout est complet un backpacker, comprenez une auberge de jeunesse. C’est une maison avec plein de chambres, une cuisine collective, une salle TV, une cheminée et des dépendances aménagées en chambres. C’est bon marché et assez simple au niveau du confort : sommier matelas basta !
Dehors, ou il fait un bon 2 degrés, il y a un jacousi, alors…
Nous faisons un tour par la location de ski, chaussures et une fois emmitouflée notre dream team s’attaque aux joies de la glisse.
Tout se passe comme prévu, Lilou rit et ne demande qu’à aller plus vite alors que Kim est trop serrée dans ses chaussures, ses gants ne tiennent pas, mais tant bien que mal elle parvient à descendre la piste des débutants.
Sur les conseils d’Émilie, les filles descendent en mettant les mains sur les genoux (elles n’ont pas de bâtons) pour favoriser une bonne position. Apprentissage crucial, l’arrêt ; la consigne est de faire un chapeau pointu avec les skis.
Maintenant, imaginez Lilou, livrée à elle-même en train de dévaler la pente un peu trop vite, je lui crie alors :
- « Chapeau pointu Lilou, chapeau pointu »
Et elle me réponds en mettant les deux mains au-dessus de la tête, en joignant le bout des doigts …Le bonheur !!!

samedi 26 juillet 2008

Papouasie Nouvelle Guinée






Jeudi 12 juin départ pour l’aventure. Je pars seul, sans matos, je ne connais rien du film. Je suis censé retrouver Wayne à Cairns ce soir en compagnie de Tom, l’assistant réalisateur, et le matériel loué à Sydney. Wayne est un chef opérateur de Wellington avec qui j’ai déjà travaillé et nous avons une vision commune du métier, c’est lui qui m’a proposé ce travail.
Le parcours : Wellington- Sydney 3h30, puis Sydney-Cairns 3h00 , nuit à Cairns, puis Cairns-Port Moresby 1h30 et Port Moresby-Kiunga 1h00 ( parce que direct, sinon une journée ) .
Arrivée à Port Moersby
il faut absolument faire attendre notre vol pour Kiunga car notre réalisateur arrive du Togo via Brisbane et il est préférable qu’il monte avec nous car son vol prévu pour le lendemain n’est pas toujours maintenu, dixit notre support logistique local GREENPEACE, bon d’accord.
Alors on essaie de contacter le pilote car lui seul a le pouvoir de retarder un départ, c’est chose faite. On se retrouve enfin tous, avec du matériel de tournage en direction du nord-Ouest de la Papouasie Nouvelle Guinée.
Je ne connais toujours pas le sujet du film.
Nous dormons à Kiunga pour reprendre un avion le lendemain matin. Ok, alors bonne nuit, il fait 30°, c’est humide, beau coucher de soleil, c’est une bonne première journée, dodo.
Après le petit dej, je ne connais toujours pas le sujet du film.
Sur le tarmac, en attendant notre avion, Wayne repère un hélico. Après une heure de téléphone satellite, GSM, talkie, Brian (le réalisateur) , Tom, Wayne et moi montons dans l’hélico pour rejoindre notre destination finale le lac Murray, quasiment à la frontière Indonésienne. Nous avons filmé pendant 3/4 d’heure la forêt tropicale. Avant notre envol, nous organisons un plan. Tiens ce serait super de voir notre sujet (Sep Galeva, c’est son nom) sur son canoë au milieu du lac. Re-téléphone satellite et autres.
Allez ça tourne en anglais, on dit Sound Speed .

Ma fois, ça a marché !
Attendez, je vous explique un peu, on est au milieu de la jungle c’est 3/4 d’heure d’hélico ou de coucou sinon c’est 3 jours de bateau sur la rivière, il n’y a pas de route, ni de chemin. Sur place il n’y a de l’électricité qu’entre 11h du matin et minuit, grâce à un groupe. Eh bien, sur le lac Murray il y a quand même de quoi contacter un type en temps réel ! C’est beau la technologie.

Nous voilà posés sur une des nombreuses îles du Lac Murray, à Boboa station. L’accueil est chaleureux, tout le monde veut nous aider à porter du matériel, et ça tombe bien. Chacun s’installe dans sa chambre. Une guest house nous est réservée.
Il n’y a pas plus d’eau courante que d’eau potable. Dehors, deux petites cabanes, l’une c’est les toilettes, en fait un trou, et l’autre c’est la salle de bain, en fait une bassine avec de l’eau du lac. On peut aussi emprunter un canoë et s’éloigner du village pour faire sa toilette ; la technique étant de se savonner et de se jeter à l’eau pour se rincer, mais il faut être rapide car des poissons raffolent du savon, rapide aussi car les crocos ne sont jamais très loin.
- D’accord les gars, alors pour moi se sera douche à Wellington dans une semaine, merci de votre compréhension.
C’est le moment d’un briefing par Greenpeace sur les serpents, les crocos, les moustiques et aussi sur le fait de ne pas encourager les locaux à manger du casoar. C’est un oiseau de 70 Kg qui ne vole pas en qui est en voie d’extinction. Il y en a en Indonésie, en Papouasie et en Australie. En Australie, dans le nord du Queensland, on en dénombre plus que 5O
On nous en proposera dès notre premier repas. On mange aussi du très bon poisson, du baramundi et d'autres créatures étranges...
Alors le sujet du film !
Nous allons raconter l’histoire de Sep Galeva qui après 15 années au service de la police de Port Moresby est retourné vivre sur le lac pour défendre sa tribu contre l’invasion d’une compagnie Malaisienne d’exploitation forestière, on peut dire destruction forestière. Bien sur les arcs de bambou ne peuvent rien contre les bulldozers, mais grâce à son passé de policier, Sep s’est servi d’une arme plus sur, la loi. Il a gagné et réussi à préserver la forêt, son supermarché comme il disait.
En effet, sa tribu y trouve la nourriture, les médicaments, les matériaux de constructions pour les maisons et les canoës. Les gens ont besoin d’argent uniquement pour envoyer les enfants à l’école. Alors, ils abattent, débitent, et vendent eux-mêmes quelques arbres sélectionnés. C’est le programme ECO-FORESTERY de Greenpeace, save the forest.

Nous avons donc suivi Sep dans son quotidien entre autres à la pêche, à la chasse dans la jungle ; deviner ce qu’il a ramené un cerf (introduit au XIXe) , noyé dans le lac par Jimmy et un casoar tué par 3 fléches !






Entant que visiteur nous avons eu droit à des danses.



Toute la communauté était maquillée avec les pigments de fleurs (jaune et rouge), avec la boue du lac aussi, et costumée avec les plumes d’oiseau du paradis (rose) et de casoar (noire). Un des anciens du village, frère de Sep, entame un air, repris par le chant des hommes et les tambours, les femmes se joignent aussi en dansant et en chantant. Nous plongeons avec Wayne dans ce tourbillon de voix martelé par les tambours. La scène est également filmée par Sep, il montrera plus tard la séquence sur la tv du village.
C’est un choc, la chasse, la transe des danseurs, les animaux préhistoriques dans l’estomac, on vit comme au néolithique en Europe, surtout ne pas s’arrêter pour faire le tri, ce sera pour plus tard. Allez hop ! deux heures devant moi je pars faire des photos…






























Pour revenir à nos moutons, en repartant du lac, je vois les plaies de la forêt qui se referment. Les bulldozers avançaient dans la forêt au hasard des arbres convoités, ce qui explique l’anarchie du tracé des pistes. Heureusement, on peut voir du vert tendre sur les côtés, signe que la forêt reconquière son territoire perdu !!






Sur le chemin du retour ...La grande barrière de corail

dimanche 15 juin 2008

La vie continue

On approche doucement de notre première année en NZ et la routine s'est installée gentiment... Quelques uns de nos rituels: le tour de poney les Samedis pour Lilou suivi d'un resto dans la Hutt, Musical Star le Lundi pour Kim, la piscine le Dimanche, les apéros avec les incontournables chips "salt & vinegar" du Vendredi parfois complétés d'un take-away, les anniversaires des petits copains (ça commence dès 1 an ici), les 55 min de trajet pour aller au boulot en coupant par le Mont Victoria, le taff de cuistot de Benoît les Mardis et Vendredi au resto "Le Canard" et toujours et encore les ballades sur la côte et dans le bush autour de Wellington...
Encore de surprenantes lumiere dans la baie vers Miramar ou Eastbourne...

Qui dit pluie et soleil dit Arc en ciels ( ou en cieux ???) vers Upper Hutt.

Un Samedi vers Raumati, sur la Kapiti Coast, avec une lumière de cinéma... et Lilou dans un grand jour qui nous fait un haka burlesque...

Et puis Wellington du haut de Wrights Hill, une fin de journée glorieuse avec un vent du Sud glacial et la vue de la plage de Seatoun même jour... le kayakiste devait soit avoir une combi pour plonger sous la banquise soit être Kiwi... lol


Si quand même, quelques nouveautés nouvelles...
-Je change de boulot Lundi 23 Juin (dans 1 semaine donc), pour aller chez Alcatel-Lucent... J'ai pas bien compris ce qu'ils attendaient de moi mais ça peut pas être moins intéressant qu'Axa. Après va falloir que je me calme sinon je vais être à court de boîtes Françaises.
-Benoît est en PNG pour une semaine de tournage dans le fin fond de la brousse pleine de moustiques et de serpents très méchants... NDLR PNG=Papouasie Nouvelle Guinée, l'un des rares endroits sur la planète où il y ait encore des canibales. Il vous racontera cela au prochain blog (si il en revient Jeudi)
-Le panneau "FOR SALE" vient d'être enlevé de la maison; il semblerait que nous ayions échappé au déménagement forcé
-Lilou aura 5 ans dans 11 mois
-Filoutte, a acquis son statut officiel d'animal de compagnie de la maison avec l'achat de son petit coussin-panier (qu'elle a déjà utilisé un bonne 30aine d'heure depuis Samedi... hi hi)
Allez j'arrête...

samedi 17 mai 2008

8 et 1/2

C’est devenu un rituel, tous les 15j le samedi matin, Lilou monte à cheval. Alors avec Sheeba, elle se ballade et elle est aux anges. Elle récompense son cheval en lui donnant elle-même des morceaux de carottes ou de pommes, elle n’a aucune crainte. Bien sûr, pendant les 20mn du parcours, Lilou discute en anglais avec la personne qui guide Sheeba . Rien ne semble perturber Lilou quand il s’agit d’aller voir Sheeba pas même la pluie comme le week end dernier, cela a dérouté l’accompagnatrice du jour, mais bon trempée elle en redemande. Il y a quelques mois lors de sa première sortie, Lilou demandait « Can you go faster !!! ». Aujourd’hui, elle sait qu’il faut talonner pour avancer en laissant ses mains libres et au contraire tirer sur les rennes pour s’arrêter.

Au mois d’avril, il y avait encore du soleil assez souvent et nous en avons profité. J’ai travaillé parfois le week end se qui n’a pas empêché Valérie et les filles d’aller voir Sheeba et se faire des parties de balançoires dans les parcs de la vallée de la Hutt.



Ce n’est une nouvelle pour personne à Wellington, Lilou a eu 4 ans. Les festivités ont duré plus d’une semaine avec le 2 mai, une fête organisée dans son centre, le Dimanche soir suivant fêtant aussi le retour de papa l’ouverture des cadeaux et évidemment l’incontournable Birthday party avec les copains et copines le Samedi suivant. On peut dire que l’équitation fut le thème majeur des cadeaux, et elle en est ravie.

Côté Kim, c’est l’école qui fait la une. A la réunion parent-prof, nous avons été heureux d’entendre autant de compliments sur le travail de Kim. Elle fait de constant progrès en lecture ce qui la place en tête de son groupe. Il faut souligner que nous essayons tant bien que mal de la faire lire aussi en français, mais c’est plus dur.

Notre proprio ne veut plus vendre la maison, mais il est toujours sous contrat avec l’agence immobilière. Alors il y a encore des visites, on a un peu les pieds de Damoclès au-dessus de la tête et ça sent pas bon !!!
Petite série noire cette semaine le Canard de Benoît (nom du restaurant) a du plomb dans l’aile, Valérie s’est vue annuler deux rendez-vous pour un éventuel changement de boulot, la petite Lilou a des poux, Kim a choppé un vers transmis par le chat.

Alors, on envisage des vacances ski ou une île du pacifique sud (Cook, Samoa, Tonga, Fidji)

Appeler dès maintenant le 007 22 2008 et taper 21783621876089731487 pour le ski, 1 pour Cook island, 2 pour les Fidji, 3 pour les Tonga et 4 pour Samoa, on offre au gagnant le billet……de 10 euros que l’on a oublié en partant dans les escaliers d’Issy-les-Moulineaux. LOL

lundi 7 avril 2008

Par mesure de precaution mieux vaut ne pas ouvrir le commentaire GROGAL nous ne connaissons personne sous ce nom.
Benoît et Valerie

Bilan des 7 mois et 3 jours…

Reprise de l’édition du blog après une longue absence dont nous nous excusons. Alors quoi de neuf depuis le mois de février eh! Bien mars.

Mars est le début de Benoît en cuisine au restaurant français “Le canard” (http://www.menus.co.nz/lecanard/). Pour l’instant ce n’est que deux jours par semaine de 10h00 à 16h45 ce qui laisse le temps d’emmener et ramener les filles. Côté audiovisuel, à l’occasion d’un documentaire sur un chef opérateur kiwi dans l’âme, j’ai rencontré Peter Jackson, Geoff Murphy, Gaylene Preston trois réalisateurs fondamentaux du cinéma Néo-Zélandais. Également un projet de DVD m’a fait entrer à Wetaworshop, THE boîte d’effets spéciaux qui, avec les studios de Park Road Post, font de Wellington la Welliwood de l’hémisphère sud. Le but non encore atteint étant de combler le manque à gagner du travail dans le son, par la cuisine, mais
-1 le dollar néo-zélandais est fort, alors cet été il n’y a eu aucune pub japonaise de tournée ce qui est exceptionnel
-2 la coupe du monde de rugby et les JO, font que les caisses de la télévision sont vides, ce qui a arrêté la production de fictions
-3 l’été fut l’un des plus mauvais en termes de productions si l’on enlève les deux gros trucs AVATAR de James Cameron et LOVELY BONES de Peter Jackson, tj pour cause de monnaie forte…
Donc, la cuisine est un complément temporaire qui risque de s’amplifier et de se pérenniser.

Valérie continue de travailler beaucoup dans une voie qui ne l’enthousiasme guère: l’analyse avec une touche de management. Sa créativité débordante rend pantois son service, il faut dire que l’idée du beau, le style, le goût, l’harmonie ne font pas partie du vocabulaire kiwi, c’est dramatique. Ce sont des handicapés de l’esthétisme. C’est paradoxal, car les Maoris ont une culture du design tout à fait impressionnante et moderne qui plus est.

Kim, qui va à l’école toute seule, réussie très bien sa rentrée, elle lit quasiment en anglais et en français. Naturellement les jeux avec ses copines se font en anglais et Lilou participe activement à toutes les discussions. Lilou a changé de centre d’accueil, c’est plus près et l’encadrement plus adapté à ses besoins. Il y a d’autres enfants parlant le français. Les filles ont chacune leur activité extra scolaire : Kim suit un atelier de chant, théâtre et danse tous les lundis pendant une heure et demie et Lilou monte à cheval tous les quinze jours ; elles s’éclatent toutes les deux.

Filou le chat des ex-locataires, qui en fait est une Filoutte, a établi ses quartiers d’hiver sur notre lit.

Le gros hic du moment c’est que les taux d’intérêts montent et beaucoup de kiwis ont des taux variables. C’est le cas de notre proprio, qui ne peut plus rembourser son prêt, il est donc en train de vendre la maison que nous occupons. Nous ne croyons que très peu au fait qu’un investisseur achète et nous laisse dedans, alors nous visitons des locations dans le quartier.
Donc, tous les dimanches entre 12h15 et 13h00 c’est open home. Nous laissons la maison libre et l’agent immobilier réuni les acheteurs potentiels pour la visite. Ensuite chacun fait sa proposition et le vendeur choisit l’enchère la plus haute et basta. Celui qui a acheté ne sait pas de combien il a trop renchéri et tous ceux qui n’ont pas été retenus ne connaîtront jamais le prix de vente de la maison. Mais ce soir, le proprio nous a dit qu’il n’avait pas eu de proposition sur les 3 semaines de mise à la vente, nous allons peut-être échapper au 2e déménagement quasi consécutif…

Cette fois ça y est nous sommes en automne, la pluie a refait son apparition et le vent froid du sud aussi. Heureusement les musées sont tous gratuits, mais ils ne nous en restent plus qu’un à voir !?!?

Donc bilan des 7 mois et 3 jours…
Quand même du très positif : les filles parlent déjà anglais (euh… kiwi), on a profité d’un été prolongé, d’une nature incomparable, d’une facilité d’accès à tout y compris aux gens, d’une ville à taille humaine dans un site exceptionnel… Quelques difficultés : c’est pas si simple, ni si excitant, de se remettre en cause à 40 ans + et de quasi repartir à zéro (surtout pour Benoît). Financièrement, on était habitué à être bien à l’aise, même dans notre petit 52m2, à ne pas devoir compter… la maison de 100m2 avec jardin nous revient cher et ne compense pas tout…En bref, le Kiwi lifestyle a un coût et c’est 130% d’endettement (dixit les stats gouvernementales) ; très peu pour nous merci !